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L'aspérule odorante

Nom scientifiqueGallium odoratum L.

Noms vernaculaires : Aspérule odorante, gaillet odorant, herbe à la Vierge, petit muguet, reine des bois, thé Suisse, belle étoile.

Famille : Rubiaceae

Description


Plante  vivace, herbacée, à tige dressée quadrangulaire non ramifiée de 10 à 30 cm.

Feuilles lancéolées, verticillées par 6 à 8, vert foncé, rugueuses sur les bords et sur la nervure centrale en dessous, de 2 à 4 cm de long sur 0,5 à 1 cm.

Fleurs blanches, petites, en forme d'entonnoir, groupées en bouquet au sommet des tiges.

Floraison de mai à juin

Fruits hérissés de poils crochus

Habitat

Elle envahit les sous-bois humides (hêtraie) au sol léger et humifère.


Exposition

Ombre, mi-ombre et soleil

Récolte

L'aspérule ne supporte pas d'être arrachée, elle doit-être récoltée, par temps sec, à l'aide d'une paire de ciseau ou d'un couteau bien aiguisé, en veillant à ne couper que le tiers supérieur de la plante.

La meilleur époque de récolte est avril-mai, juste avant la floraison car c'est à ce moment là que la plante développe le plus de parfum.

Une fois coupée, elle noircit vite et doit donc être mise à sécher immédiatement. Le séchage doit se faire dans un local bien ventilé, à l'abri de la lumière et de la pluie.

Il est important de bien étaler les plantes et de surveiller le séchage car celles-ci contient de la coumarine, substance qui va donner ces délicieux parfums de vanille, fève de Tonka, foin séché et miel, mais qui, si l'aspérule est mal séchée et pourrie, va se transforme en dicoumarol, une antivitamine K qui provoque de fortes hémorragies, il s'agit de l'anticoagulant mieux connu sous le nom de morts-aux-rats.
 
Propriétés

En infusion : excellent sédatif (aide à trouver le sommeil), diurétique, adoucissante et vulnéraire.

Usages culinaires :

Utilisée pour faire des desserts tout en finesse comme des crèmes brûlées, des chantilly parfumée, etc.... ainsi que le fameux "Maitrank", vin de mai, alcool parfumé,...

Autres :

- La plante séchées mélangées avec du tussilage et de la menthe,  a servi de substitut de tabac.
- On extrait un colorant rouge de ses racines.
- On l'introduit aussi dans la maison et dans ses armoires pour faire fuir les insectes (mites).

Cardamine hirsute ou hérissée.

 

Nom scientifique : Cardamine hirsuta L.

Noms vernaculaires : Cressonette, cresson des murailles, cresson des vignes, « Hairy Bittercress »

Famille : Brassicaceae

Description


 Plante herbacée annuelle ou bisanuelle, envahissante.

Feuilles rosettes compact de feuilles pennées, composées de 3 à 9 paires de folioles.

Fleurs blanches, petites, moins de 5 mm, à 4 pétales et 6 étamines, mellifères

Floraison de mars à septembre

Fruits siliques allongées, dressés de 2 à 2,5 cm de long x 1 mm. Les fruits éclatent au moindre contact projetant les graines au loin.

Habitat

Terrains nus, découverts, potagers...

Tous types de sol.

Exposition 

 Ombre, mi-ombre et soleil

Usages culinaires

Feuilles et fleurs ont un goût piquant, rappelant celui de la cressonnette.

Pour relever des salades, comme condiment pour confectionner de sauces froides ou chaudes ou encore en soupe.

Attention à bien la nettoyer, car sa rosette compacte forme un petit nid qui capture tous ce que le vent ou la pluie lui apporte.

Propriétés

Riche en vitamines A et C, du soufre, de l’iode et du fer.

Antiscorbutique, tonique, stomachique, expectorant, facilite la digestion, action sur le foie.

Elle désinfecte, facilite la cicatrisation et soulage les piqures d’insectes.

Action calmante sur l’harthrite, les crises de goutte, les lumbagos, sciatiques et rhumatismes.

N.B : Cardamine pratensis ou amara peuvent aussi être utilisées de la même manière, elles sont nettement plus amères mais permettent malgré tout de faire de surprenantes sauces.

Consoude officinale

Nom scientifique : Symphytum officinalis


 
Noms vernaculaires : Consoude, oreille d'âne, langue de vache.

Famille : Boraginaceae

Description

Plante herbacée vivace  de 30 à 150 cm de haut.

Feuilles : Peuvent atteindre jusqu'à 40 cm de long sur 15cm de large, elles sont alternes, pointues, couvertes de poils raides, se prolongeant sur la tige donnant une sensation rêche au touché.

Fleurs :  roses, pourpres claires à foncées, jaunes pâles, crèmes, groupées en cymes scorpioïdes unipare au sommet des rameaux.

Floraison : Mi-mai.

Habitat

Espèce très commune en Europe, en Russie, en Asie Centrale et en Chine.
Elle pousse dans les prés humides, les fossés, sur le bord des eaux.

Exposition

Ensoleillée.

Confusions possibles

Avant sa floraison, avec la très toxique digitale (Digitalis purpurea).

Mais les feuilles de digitale sont douces et soyeuses alors que celles de la consoude sont rêches.
Toutefois si vous n'avez que ne fusse qu'un seul doute, attendez la floraison pour avoir une certitude.

Usages culinaires
 
Les feuilles de consoude sont souvent appelées "soles végétale" en raison de leur goût de poisson. Elles peuvent être utilisées en soupes, en légumes, en savoureux beignets.

Celles-ci sont riches en protéines et minéraux et peuvent parfaitement remplacer l'usage d'épinards dans une variété de préparations culinaires, de plus la consoude n'a pas le défaut des épinards de devenir toxique sous l'influence prolongée de l'air.

Crues, elles peuvent servir à la préparation d'une délicieuse tapenade (voir
ici).

Remarques :

Comme tout, il ne faut pas en abuser, à très forte dose, elle pourrait induire des problèmes hépatiques.
En effet, la consoude contient des alcaloïdes pyrrolizidiniques toxiques pour le foie à très haute dose.

Suivant Bruneton,  « La racine et les feuilles de consoude provoquent, lorsqu'elles sont administrées, de manière exclusive,par voie orale et sur une longue période (180 jours) à des rats, l'apparition de tumeurs au niveau du foie chez près de la moitié des animaux.

Ce que nous en disons :

La consoude est consommée depuis presque la nuit des temps et ce, sans que personne n'ai jamais eu de problème de santé due à sa consommation.

L'expérience faite sur les rats :
180 jours à se nourrir exclusivement de consoude ????
Essayez de consommer pendant ce même laps de temps uniquement de l'épinard !

Ce qui est sûr et où l'on peut rejoindre l'avis des "chercheurs" aux soldes des lobbies de l'agrochimie, c'est qu'il faut varier sa nourriture et préférer la consoude sous forme d'un bon plat plutôt que sous la forme de gélule à prendre quotidiennement.

Propriétés

Hémostatiques, anti-inflammatoires, astringentes, cicatrisantes et émollientes.

Traitement des ecchymoses, entorses, des douleurs musculaires, articulaires et peties brûlures.

La consoude accélère, grâce à sa teneur en allantoïne, la formation de nouvelles cellules, aussi bien dans la peau que dans des masses osseuses. Des études ont prouvé que des fractures guérissaient beaucoup plus vite en appliquant de la consoude.

Autres usages :

Plantes mellifère.
Engrais naturel riche en potasse (Purin)

Sources :

Différents ouvrages repris sous la rubrique « Bibliographie »

Le Tussilage

Nom scientifique : Tussilago farfara
 

 
 
Noms vernaculaires : Tussilage, pas d'âne.

Famille : Asteraceae

Description

Plante herbacée vivace à rhizomes, de 1 à 30 cm de haut.

Feuilles : basales, pétiolées et polygonales, vert clair sur le dessus et recouvert d'un feutrage blanc sur la face inférieure. Apparaissent après la floraison.

Fleurs :  capitules jaunes dressés sur des hampes aux écailles pourprées.

Floraison février à avril avant la feuillaison.

Habitat

Espèce pionnière des chemins, champs, lisières forestières humides, rives et talus, jachères,toujours sur sols remués ou instables.

Exposition

Ombre à mi-ombre.

Confusions possibles

Avec le pissenlit et certaines pétasites.

Usages culinaires
 
Les capitules floraux sont comestibles crus ou cuits.
Les feuilles sont également comestibles. Très jeunes, elles peuvent se consommer crues, en particulier leur pétiole qui est juteux. Rapidement, les feuilles deviennent caoutchouteuses et seront meilleures cuites (particulièrement en beignet).

Remarque : Comme tout, il ne faut pas en abuser, à très forte dose, elle pourrait induire des problèmes hépatiques. 


Propriétés

L'étymologie de son nom "Tussilago" provenant du latin tussis, "toux" et de agere, "chasser", nous donne une de ses propriétés la plus connue. Sinon elle est aussi adoucissante, émolliente et anti-toussif.

Autres usages :

Plantes mellifère, tinctoriale, à fumer.

Sources :

Différents ouvrages repris sous la rubrique « Bibliographie »

L'ail des ours


Nom scientifique : Allium ursinum
 

Noms vernaculaires : Ail des ours, ail sauvages, ail des bois…

Famille : Alliaceae

Description

Plante herbacée vivace de 20 à 50 cm de haut.

Feuilles : ovales, lancéolées, molles

Fleurs : Ombelle simple de fleurs blanches à 6 pétales.

Floraison d’avril à juin.

Habitat

Bois frais.

Exposition 

Ombre à mi-ombre.

Confusions possibles

Avec le muguet et le colchique, tous deux toxiques, mais l’odeur d’ail dégagé après froissement de ses feuilles devrait enlever tout doute.

Usages culinaires

Bulbe et feuilles en légume ou condiment. Excellent cru, ciselé dans une salade.

Il donne un délicieux pesto (recette comme faire pesto d'ortie ici) mais aussi des soupes, des tisanes ou en beurre pour napper grillades et pommes de terre en chemise.

Les boutons peuvent être préparés au vinaigre et enfin, les fleurs peuvent aussi accompagner nos plats et salades.

Propriétés

Très riche en vitamines C, c’est un antiseptique, rubéfiant, dépuratif, hypotenseur et anthelminthique.

Sources :

Différents ouvrages repris sous la rubrique « Bibliographie »

La primevère officinale

Nom scientifique : Primula veris
          
 
Noms vernaculaires :
 
Primevère officinale, coucou (car elle fleurie à l’époque ou le coucou commence à chanter), herbe de saint Paul,…

Famille : Primulaceae

Description

Plante herbacée vivace de 10 à 25 cm de haut.

Feuilles : Basales, en rosette, à
limbe ovale irrégulièrement denté, pubescent-grisâtre sur la face inférieure.

Fleurs : hampe terminée d'une ombelle de fleurs jaunes avec un cœur tacheté d’orange, odorantes.

Floraison : mars à mai.

Habitat


Sols frais, talus herbeux, bois clairs.
 
Exposition 

Ombre, mi-ombre.

Confusions possibles

Primevère élevée (Primula elatior), n’a pas de tâches oranges.

Usages culinaires

La primevère officinale est la seule représentante de son espèce à être parfumée et goûteuse.

Les autres primevères n’ont pas de parfum, mais leurs fleurs peuvent tout de même venir décorer nos salades. Attention ! Ne pas utiliser les fleurs du commerce : pesticides, engrais chimiques,…(acheter des graines ou plantes dans une pépinière bio).

Jeunes feuilles et fleurs en salades.

Feuilles peuvent aussi être cuites, en soupe ou en légume.

Enfin les fleurs peuvent être utilisées dans des desserts.

Propriétés

Les feuilles et racines sont expectorante, pectorale, anti-inflammatoire, émolliente et calmante.


Les fleurs sont sédative sur les contusions, enflures et coups.

Contre-indications :  


En usage médicale, elle est contre-indiquée aux femmes enceintes ou allaitantes, ainsi qu’en cas de problèmes gastriques.

Sources :



Différents ouvrages repris sous la rubrique « Bibliographie »

Eau de jouvence......Eau d'arbre

L’hiver n’a pas encore tiré sa révérence, mais il est temps pour nous de vous parler des cadeaux que peuvent nous offrir ces majestueux individus qui peuplent nos forêts, jardins et rues…..Les arbres pour les nommer.

Ils méritent tout notre respect car leurs générosités envers nous, l’espèce humaine, est sans limite. Ils nous offrent tout au long de leur vie, nourriture, boisson, …et puis arrivés à maturité, pâte à papier, bois de construction pour nous abriter, de chauffage pour réchauffer nos cœurs et comme tout être, finissent par participer au grand cycle de la vie, en nourrissant le sol et toute la microflore et  microfaune qui y vit.
Mais en ce qui nous concerne, nous allons parler de tous ce qu’ils peuvent nous apporter dans nos assiettes et …nos verres.
A la sortie de l’hiver, vers la première lune du mois de mars, les arbres se préparent à leur renaissance printanière, en pompant par leurs radicelles, leur précieuse eau de vie qui ira nourrir jusqu’au plus petit organe, endormi  au plus haut de la cime de leur houppier.
Et c’est là, que nous allons pouvoir commencer notre première récolte, celle de cette sève, riche en sels minéraux, sucres et oligo-éléments  permettant d’éliminer les toxines accumulées pendant la mauvaise saison et de faire une petite cure de jouvence saisonnière.
Tout d’abord, il faut savoir que dans nos régions, il est possible de récolter la sève de nombreux arbres, mais qu’en terme de quantité et de qualité (surtout quantité de sucre), ils ne sont pas égaux et que pour cela, on leur préférera l’érable, le bouleau et plus rarement le tilleul.
L’érable sucrier (Acer saccharum) fait plutôt partie, comme nous le montre le drapeau Canadien, des forêts nord-américaine. Il y est exploité sous forme d’érablière pour son célèbre sirop. Il est peu présent dans notre paysage, mais plutôt dans nos jardins, où on l’utilise pour ses magnifiques couleurs automnales.
Par contre, le Bouleau fait tout à fait partie de notre environnement, il est indigène, bien présent dans nos forêts, colonisateur des friches abandonnées et surtout généreux en sève d’excellente qualité.




Histoire :
L’utilisation de l’eau de bouleau est ancestrale pour de nombreuses peuplades de l’hémisphère nord de la planète, tant comme aliment énergétique, après l’hiver,  que comme traitement préventif  en usage médicinal.
Technique de récolte :
Les objets utilisés pour la récolte de la sève portent d’étranges noms, généralement attribués au chauffagiste plutôt qu'à l'acériculteur :

Nous avons, tout d'abord...... le chalumeau (inox ou plastique).
Le chalumeau, pièce que l’on introduit dans l’arbre après avoir foré un petit trou à l’aide d’une mèche de 10 mm maximum, avec un angle de 5° vers le bas, sur une profondeur de 4 à 6 cm et par lequel va s'écouler le précieux liquide.
et puis..... chaudière (inox ou plastique)












Sceau suspendu à la chaudière et son couvercle servant à recueillir la sève).

Naturellement, ce matériel est destiné aux professionnels, et pour nous, amateurs, il existe d’autres possibilités, à la portée de tous :

 Matériel :

Une perceuse sans fil munie d’une mèche ( diam.8, pour nous) bien affutée et désinfectée.
Un tuyau en plastique du même diamètre
Une bouteille de 5 L





Choisir un bouleau (sur votre propriété ou avec l’accord du propriétaire de l’arbre) de min 25 cm de diamètre.

A +/- 1,00 m du sol, percer un trou de 4 à 6 cm de profondeur, avec un angle de 5° vers le bas.

Introduire un côté du tuyau dans l’arbre et l’autre, dans la bouteille, par le bouchon que vous aurez préalablement percé.

Récolter une à deux fois par jour, car suivant le moment, l’arbre, l’année,….la quantité peut-être fort variable (de 2 jusqu’à 10 l/jour).

La sève est de couleur claire et a un goût assez fade, elle ne contient que 2 à 5 % de sucre (glucose et fructose), celle de l’érable à sucre (Acer saccharum), utilisée pour la fabrication de son célèbre sirop, en contient +/- 60 % (principalement saccharose).

A titre comparatif, il faut 140 à 160 litres d’eau de bouleau pour faire 1 litre de sirop et seulement 40 litres pour l’eau d’érable.

Lorsque la sève devient laiteuse, trouble, au bout de 3 à 5 semaines, celle-ci n’est plus consommable.

Evitez de prendre plus de 20L/arbre, ne récolter que tous les deux ans sur le même sujet et percer ¼ de tour plus loin de la dernière incision (jamais au même endroit ou juste au-dessus).

Le trou sera, soigneusement reboucher à l’aide d’une cheville en bois ou d’un bout de branchette de l’arbre, du bon diamètre.

En respectant ces conseils, l’arbre ne subit aucun dommage.

Propriétés :

L’hiver passé,  l’homme moderne affaiblit par sa lutte contre les aléas climatiques, les excès des fêtes, le manque de légumes frais,… se tournera, irrémédiablement, vers la prise de toutes sortes de produits que lui offre notre belle industrie pharmaceutique……alors qu’une fois de plus, Dame Nature a tout prévu pour lui fournir gratuitement et de manière naturelle, une cure printanière (soupe d’ortie, eau de bouleau,….) qui le remettra dans les starkings block pour la saison suivante.

L’eau de bouleau fraîche, grâce à ses propriétés diurétique, drainante et reminéralisante, est un vrai petit miracle pour notre organisme.

Elle va le libérer de toutes ses toxines et déchets organiques comme l’acide urique et le cholestérol.

Elle va stimuler notre métabolisme, détoxifier notre corps et notre peau ( eczéma, dermites du cuir chevelu, psoriasis,…).

Favoriser la souplesse de nos tissus et combattre la rétention en eau.

Et grace à son action anti-inflammatoire et  analgésique diminuer les infections rhumatismales.

Durée :

Une cure printanière durera 21 jours, à raison d’un verre de 150 ml par jour.

 Conservation :

La sève de bouleau est un produit vivant et saisonnier qui ne se conserve pas longtemps, après quelques jours suite à la fermentation, celle-ci devient trouble et acidulée, au niveau du goût.

Donc pour pouvoir la conserver pendant le laps de temps que dure une cure, il faut impérativement la garder au réfrigérateur.

Pour la conserver plus longtemps, on peut soit, ajouter de l’alcool pur pour la stabiliser ou des clous de girofle ou encore la congeler dans des bacs à glaçons.

Autres utilisations alimentaires :

-         Sirop de bouleau : coût élevé en magasin (12 $ la bouteille de 125 cl) et demandant de grande quantité pour le produire soi-même.

-         Les toutes jeunes feuilles peuvent-être ajoutées aux salades.

-         La fermentation de l’eau de bouleau donne un vin similaire au champagne.

-         En Scandinavie, on utilise la sciure de bouleau mélangée avec de la farine pour en faire du pain.

-         Chez nous, en Europe, on en a mangé l’écorce interne (bouleau blanc).

-         Les Amérindiens mangeaient l’écorce du bouleau à papier, apparemment très sucrée.

A votre santé....


Robinia pseudo-acacia

Tous ces gros flocons de neige m'ont donné envie de vous parler de ces jolies grappes de petites fleurs au parfum suave de miel qui apparaissent, de manière éphemère en mai-juin, sur les branches de ce très bel arbre qu'est le Robinier faux-acacia......

Acacias ou plus correctement Robinier faux-acacia.  

 

Nom scientifique : Robinia pseudo-acacia

Noms vernaculaires : Faux acacia, robinier.

Famille : Fabaceae (anciennement légumineuse)

 
 
 
Description

 Arbre de 20 à 30 m.

Feuilles caduques, imparipennées, 9 à 19 folioles ovales. Les stipules des feuilles portées par des rameaux non florifères sont transformées en épines aiguës.

Fleurs en grappes blanches de 10 à 25 cm, très parfumées et mellifères.

Floraison mai - juin.

Fruits gousses aplaties de 7 à 12 cm


Habitat

Sol frais, filtrant. Attention invasif !
 
Exposition 

Soleil

Confusions possibles

 Avec Laburnum (toxique), mais le Laburnum à des fleurs jaunes, non parfumées.

La confusion peut sembler étonnante mais des cas d’intoxications ont déjà été rapportés.

Toutefois, il existe une variété à fleurs roses (Robinia x slavinii ‘Hillieri’) qui peuvent-être utilisées de la même manière.


Usages culinaires

Goût et parfum de miel tout en finesse.
Beignets de fleurs d’acacia
Sirop de fleurs d’acacia

Dans une salade de feuilles ou de fruit, mais en quantité modérée car une consommation excessive de fleurs crues pourrait provoquer la nausée.

Propriétés

Calmantes, toniques et astringentes.

 Autres usages

Excellent bois pour des constructions extérieures (imputrescible)
Bon bois de chauffage.
Plante mellifère

 

 

Mes potes irons à Halloween.......

Courges et potirons, voici une énorme famille à découvrir....
A la fois légumes oubliés et nouveaux, ils se présentent sous toutes les formes, couleurs et goûts.....

Voici quelques-uns de ses délicieux représentants :
En partant de la gauche :
Potiron Ghost rider, Courge Butternut, Sucrine du Berry, Potimaron,
 les petits Jack be Little et  la courge Spaghetti
Potiron Ghost rider 

Très prisé par les sculpteurs lors de la fête d'Halloween.....mais aussi en soupe, flan, tarte, confiture,....

Courge Butternut
 
Crue râpée avec une vinaigrette ou une rémoulade.
Cuite en gratin, tourte, potage, soufflé, purée, sautée, ratatouille, en confiture,...

La Sucrine du Berry
 
Peu connue, cette délicieuse courge se décline autant en préparations sucrées que salées...
On peut l'utiliser en gratin, tourte, potage, cake, flan, sauté, en confiture,....

Le Potimarron
 
Plus sucré que le potiron, il se mange soit cru, râpé avec une vinaigrette ou cuit en gratin, purée, potage, frite, confiture,....
Autre avantage par rapport au potiron.....il se mange avec la peau....

Mini potiron Jack be Little

En déco, mais aussi sauté ou  farci...

La courge Spaghetti
 
Les filaments de la chair se préparent à la sauce tomate, en gratin, à la crème, au jus ou en salade.















A suivre..... Isabel va passer en cuisine.....elle vous racontera....



La Petite Pimprenelle

Voici une petite plante, au nom poétique, qui se fait discrète, mais que vous devez absolument découvrir et accueillir dans un coin de votre jardin ou dans un pot sur votre terrasse ou votre balcon. Jusqu’il y a peu, elle était bien connue et incontournable dans nos salades, de l’été jusqu’au portes de l’hiver, mais comme elle est de culture facile, qu’elle se ressème spontanément, revient chaque année et surtout, est gratuite,….nos industries du « légume dépendant », on vite habitué nos papilles gustatives au saveur du « précieux » persil…..

 


Nom scientifique : Sanguisorba minor scop.

Noms vernaculaires : Petite pimprenelle, petite sanguisorbe

Famille : Rosaceae

Description

Plante herbacée vivace de 20 à 60 cm.

Feuilles : Persistantes, basales, alternes, de 9 à 25 folioles ovales, arrondies, crénelées ou dentées.

Tiges : Anguleuses, dressées ou ascendantes

Fleurs : Épis courts, denses, souvent globuleux d' un rouge brunâtre ou d' un pourpre rosé .

Floraison : à partir d’avril

Habitat : Prés sec surtout sur sol calcaire, léger.

Exposition : Soleil ou mi-ombre.

Usages culinaires

Lors de la cueillette, elle dégage un doux parfum de concombre.
Son goût se situe entre celui-ci et la noix verte, compromis entre douceur et légère amertume.
Elle offre un bon substitut pour celles et ceux qui aime le « tzaziki » mais ne digère pas le concombre. Elle accompagne merveilleusement, salades, sauces froides, œufs, beurre aux herbes (pour accompagner du poisson) et salades de fruit.


Propriétés

Comme son nom scientifique l’indique (Sanguisorba vient du latin sanguis et sorbere, qui signifie sang et absorbe), la pimprenelle a été utilisé depuis l’Antiquité pour ses propriétés hémostatique. Elle contient aussi pas mal de vitamine C et est aussi astringente, apéritive, digestive.

Confusions possibles :

Ici, au Rouge-Cloître, j’ai pu remarquer, lors de nos balade « Cueillette et gourmandise » qu’on la confondait avec la potentille ansérine. Les folioles sont plus longues, plutôt grisâtre, surtout au dos, les fleurs sont jaunes, elle ne sent pas le concombre.
On peut aussi la confondre avec Sanguisorba major, sa grande sœur. Elle ont les mêmes usages, mais la grande pimprenelle est plus coriace et amer.

Remarques :  Il suffit dans accueillir un seul plant au jardin, pour la voir facilement se multiplier et...  plustard, en offrir à des amis.



Egopode


Nom scientifique : Aegopodium prodagaria

Noms vernaculaires : Egopode podagraire, herbe aux goutteux, petite angélique, herbe de saint Gérard.

Famille : Apiaceae

Description

Plante herbacée vivace, invasive de 30 à 60 cm.

Feuilles . tige robuste, creuse, cannelée, portant des feuilles vertes, composées, trifoliées, dentées, ovales à lancéolées.
Fleurs : ombelle blanche.
Floraison : mai à août.


Habitat
Tout sols frais.
Exposition 

Ombre et mi-ombre.

Usages culinaires
Un des meilleur légume sauvage, les jeunes feuilles parfumées mélangées à d’autres font d’excellentes salades, puis une fois plus âgées, on en retire le pétiole et on la prépare à toutes les sauces : en potages, gratins, soufflés, quiches ou tout simplement en légumes d’accompagnement.

Propriétés

Comme sont nom l’indique, l’égopode est utilisé contre la goutte, car elle purifie l’organisme en soulageant l’accumulation d’acide urique. C’est un anti-inflammatoire, diurétique, vulnéraire et stimulante.

Confusions possibles :

Sa fleur en ombelle, pourrait créer des confusions avec la petite et la grande cigüe, mais le parfum de ses feuilles froissées rend celle-ci difficile….la ciguë sent la souris.

Remarques : 

Ne l’introduisez pas dans votre jardin, elle est très invasive et fait cauchemarder pas mal de mes amis jardiniers.
Si toutefois, elle est présente chez vous, pour avoir de nouvelles jeunes feuilles, il suffit de la tondre.